Extraits de << entre autres choses >>
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Quand j’étais petit, ou plutôt jeune aurais=je dû dire ou écrire, on a voulu me faire rentrer dans les rangs. Dommage, dommage, mais j'étais déjà en dérangements qu'ils disaient. Mais j'avoue, ça ne m'arrangeait pas vraiment, pas vraiment, pas vraiment.
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Dans les ordres. C'était pareil. C'est qui ce grand barbu gâché dans les nuages qui nous dit ce qu'on doit faire et pas faire, pas à pas, non de dieu. C'est le chef, chef de file, le chef lieu de chez vous, mais je n'étais pas à ma place de parking, faut que j'aille voir ailleurs si j'y suis, je reste pas en place, place handicapé, foutu horodateur de mes deux pieds dans le même sac.
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Tu n'as pas le droit d'y mettre les pieds !! Ni le gauche non plus !! La règle est pourtant simple. Qu'est ce que tu ne comprends pas, espèce de simplet.
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J'avais un dérèglement climatique. J'avais chaud, cacao, chez eux il faisait un froid de conard et les faux sceptiques diront ce qu ils voudront : il faut suivre le temps, vivre dans son temps, marcher au pas de l oie, case après case. Ils disent qu'il m en manque une de case. Mais moi, les règles je ne les connais pas. Je me casse !
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Alors je suis parti chez les fous. Ouf, eux, ils allaient peut être m'accepter tel que j'étais. Je ne les connais pas non plus. Je vais pouvoir me cacher parmi eux. On se comprend pas mais on s'en fout. Chacun sa langue, son dialecte, sa tribu. Voyage en terres inconnues au bataillon.
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Je pouvais enfin être tout l'émois que je voulais. J'étais, l'hiver, le printemps des cerises, l'automne et ses castagnes. J'ai pris des coups, puis revint le temps des coucous. Le coucou, c 'est un animal un peu comme du couscous, mais du haut d'un arbre, c'est celui qui a pris la place dans le nid du voisin.
Et vint picorer les grains de folie.
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Chaque année c'est pareil. Les marronniers, puis les sapins, ça sent bon le sapin dans la marmite aux carottes, les canicules, rien à voir avec des chiens qui s en…. c'est juste une grosse chaleur qui fait transpirer du cul. Le sapin, lui, il fait des bons dans les champs. Le sapin c'est comme un lapin mais en plus poilu. Avec du poil aux pâtes, et un cheveu sur la langue vous l'avez compris.
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Je n'ai jamais été à la hauteur de la tâche. Ils ont voulu m'attacher. J'ai mordu mes liens, j'ai croqué ma chaine, j'avais un maillon faible, le maillot jaune avec un sac qu'à mains en l'air de rien. Ca, cadeau.
Je voulais passer inaperçu, poser l'addition, la division, la multiplication des pains. Pins de mer, j'avais encore pieds, mais la marée monte, la maréchaussée en bottes de sept lieux, grandes enjambées. Un pont trop loin.
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Je pensais qu'on pouvait inventer une autre histoire, revoir le scénario, les acteurs, les décors, les corps,… Une histoire qui tient de bouts de ficelle et de broc. Je pensais qu'on pouvait tous s 'aimer sans acte de propriété, libres comme l'ère de jeu, dans un monde qui tourne pas ronron. On sėme et on vous enterre, et on fait ce qu'on veut ! Janis, Jimmy, Karen. The power of love. The summer of love.
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Je n'ai jamais été un mec bien comme il faut. Il faut.